L'ordre de Canardville - Chapitre 3

Publié le par Kurisutofu

L’ordre de Canardville : Chapitre 3

 

La mission devrait être simple. Il devait surveiller la cible et connaitre ses habitudes, ses amis, ses contacts, tout cela pour s’assurer qu’il avait agit seul, qu’un gouvernement ou une quelquonque organisation ne l’aidait pas. Après s’être assuré que la cible était bien seule, Oncle D., de son nom de code au C.E.A.C., devait supprimer la cible et faire passer l’exécution pour une cause naturelle, ou au pire, un accident. En aucun cas cela ne devait mener à son commanditaire.

Il n’y avait aucun problème, Oncle D. avait exécuté ce genre de mission plus d’une fois et il y excellait avec une rare ingéniosité, c’était d’ailleurs la raison pour laquelle il fut recruté pour cette tache.

D’après les informations reçues par les services de renseignement, la cible, du nom de Christophe, ne devrait pas poser de menace particulière mais la vigilance était de mise car il avait apparemment tué un espion de l’ambassade Moucheronne, ce qui prouvait qu’il avait surement un passé si ce n’est militaire, rompu aux technique du combat au corps-à-corps. Les services du renseignement, aussi doués qu’ils étaient, n’avaient put établir un profil de Christophe avec certitude, autre signe qui poussait Oncle D. à être prudent et donc à opter pour une surveillance avant de passer l’ordre à exécution.

Cela faisait déjà trois jours qu’il espionnait Christophe à son domicile et il avait quelques agents avec lui dans les alentours pour couvrir un plus large terrain au cas où Christophe décidait de bouger.

Oncle D. avait décidé de rester caché dans l’appartement et avait réussi à le rester, Christophe ne montrait aucun signe de savoir ce qu’il se passait, ce qui faisait penser à Oncle D. que sa cible était un amateur. Il allait donc passer à l’action aujourd’hui.

Pendant que Christophe était au travail, il passa en revue les armes dont il disposait. Elles n’étaient pas conventionnelles, ce n’était pas le genre d’armes que l’on retrouverait dans une armée classique mais le C.E.A.C n’était pas une armée classique. Leur département de recherche avancée en biomécanique lui avait fourni le tout dernier cri en matière de combinaison exosquelette qui augmentait l’efficacité, la rapidité et la force des mouvements d’Oncle D. de trois cent pourcents. Le département d’ingénierie de solution létale et non-létale lui fournissait les armes dont il avait besoin pour chaque mission. Quelle qu’en soit la nature, ils avaient toujours une arme prête. Oncle D. aimait ses armes et ne sortait jamais sans une panoplie qui ferait rougir James Bond, rougir de honte mais aussi rougir de jalousie car les armes du C.E.A.C était à la pointe de la technologie. Étalé devant lui était présent un petit éventail de ce qu’il se faisait de mieux au C.E.A.C. Oncle D. avait opté pour des armes légères et mobile car cette mission exigeait de la finesse. Après l’exécution, il fallait s’exfiltrer sans laisser de trace et avec des armes plus lourdes, cela aurait put poser problème. Et puis, Oncle D. était persuadé qu’il n’avait pas besoin d’une force de frappe énorme pour arriver à atteindre l’objectif de sa mission. Comme à son habitude, il n’avait prit aucune armes à feu, il ne les aimait pas. Certes, elles étaient efficace mais elles étaient bruyantes, même équipées d’un silencieux, et puis elles étaient limitées en utilisation, une fois le chargeur vide, vous n’aviez plus de moyen de défense ou d’attaque. Mais surtout, la raison pour laquelle il n’utilisait jamais d’armes à feu est qu’elles laissaient trop de trace et étaient facilement identifiable. Et cela, il ne pouvait se le permettre. Il avait donc choisit son habituel sabre, une copie des sabres japonais qu’il trouvait d’une efficacité sans pareil. Avec cela, il avait ses habituelles fléchettes tranquillisantes. Elles ne serviraient pas dans cette mission mais vu leur utilité incontestable, Oncle D. n’allait jamais en mission sans elles. Contrairement aux fléchettes tranquillisantes classiques, celles du C.E.A.C était fabuleuses dans leur utilisation. Il y avait plusieurs types de fléchettes, l’éventail de possibilité était large. Il pouvait par exemple lancer une fléchettes pour paralyser le corps en le faisant s’endormir sous l’effet du tranquillisant mais que faire lorsque l’on voulait immobiliser une cible pour l’interroger? L’endormir? Pas pratique. A moins que vous ne travailliez pour le C.E.A.C.

Il suffisait à Oncle D. de lancer la fléchette tranquillisante et de lancer une fléchette bloquante a l’endroit voulu et l’effet de la drogue se ferait ressentir sur tout le corps, sauf a l’endroit ou le blocage était en place. Tout cela était pratique car ayant étudié les points vitaux, la circulation du sang et de l’énergie ainsi que l’anatomie de base, on pouvait, en bloquant la propagation du tranquillisant au dessus du cou, immobiliser le corps tout en laissant la personne éveillée et dans la possibilité de parler. C’était un exemple parmi tant d’autre qui illustrait le goût prononcé pour ce gadget qu’avait Oncle D.

Devant lui, il y avait aussi son bouclier rétractable, quelques couteaux, une radio longue portée pour communiquer avec ses hommes sur le terrain, divers micros, cameras et autres objets de surveillance. Il avait mit tout cela à bon usage mais désormais, il n’en aurait plus besoin et il était en train de les remballer dans son sac quand la radio grésilla et la communication d’un de ses hommes le stoppa.

“Cible en approche. Arrivée estimée, trois minutes.”

Que se passait-il? Christophe ne devrait pas rentrer avant plusieurs heures encore. Il fallait donc cacher tout le matériel et se mettre en position. Ce n’était pas comme cela qu’il l’avait prévu mais l’exécution aura lieu plus tôt que prévu.

Oncle D. attrapa la radio.

“- Riche, gagnes-moi du temps. Je passe à l’action plus tôt que prévu.”

“- Bien reçu chef, j’y vais”

Oncle D. scruta le petit dispositif de positionnement qui lui permettait de voir sa position et celle de ses hommes et il vit que Riche se dirigeait vers l’entrée du lotissement. Son autre homme de main se trouvait toujours derrière la maison, à surveiller les alentours.

“- Roublard, tu les vois?”

“- Négatif chef. La maison du voisin est dans le champ”

“- Ok. Restes vigilant. Je vais passer à l’action. Si la cible essai de s’enfuir par la fenêtre, tu t’en occupe.”

“- Compris chef”.

Oncle D. accrocha la radio à la ceinture de sa combinaison exosquelette, empaqueta rapidement son attirail et le cacha dans le placard de l’appartement, dans un endroit où Christophe ne penserait pas à regarder. Il s’équipa seulement de son sabre.

“- Chef?”

“- Riche? Quel est statut?”

“- J’ai put le ralentir un peu ...” Riche toussa et cracha.

“ ... mais je suis touché chef. Je ...” il toussa encore une fois “ ... ne vais pas survivre ...”

“- Comment çà!? Qu’est-ce qu’il s’est passait?!”

“... j’ai ... couru ... pied ... mal ...” Le son de sa voix se faisait de plus en plus faible, sa respiration hésitante. “Un chat ... chef ... Adieu”.

Aucun son ne se faisait plus entendre. Oncle D. entendait les battements de son cœur qui s’accélérait dans sa poitrine. Doucement, il porta le micro à sa bouche sèche et articula “Adieu Riche” dans un ton qui laissait passer son amour et sa peine.

“- Papa ...” Roublard était en ligne.

“- Ne m’appelle pas comme çà en mission! Quelqu’un pourrait nous écouter! Garde ton professionnalisme! Ton frère l’a bien gardé même dans la mort, lui!”

“- Désolé ... chef.”

Oncle D. ne pouvait se permettre de pleurer durant une mission, même si l’envie y était. La cible qui devait n’être qu’un amateur, venait de tuer son fils, fils qu’il avait éduqué, qu’il avait entrainé, qu’il avait aimé ... qu’il aimait. Comment cela pouvait-être possible?!

Cela devait être une mission banale mais voilà que Christophe en avait fait une mission personnelle, et il allait le regretter!

Oncle D. se dirigea vers le placard et s’équipa de ses fléchettes tranquillisantes. Il retourna se cacher dans la cuisine juste à temps avant que la porte ne s’ouvre.

Il regarda Christophe passait devant lui pour aller s’installer sur le sofa, dans le salon et s’endormir.

Il ne l’avait pas vu, c’était là tout l’avantage d’être un cafard.

 

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Davebond 00S 26/09/2009 20:08


Très drôle ! T'es vraiment pas sorti de l'auberge ! Si ça continu, tu vas avoir tout le monde des insectes à tes trousses ! Te laisse pas faire, achètes toi des bombes insecticide !


Kurisutofu 27/09/2009 03:07


C'est que j'en ai une en plus!


Nelly 25/09/2009 00:15


Ah si tu l'as commis lool j'avais oublié que tu l'avais cruellement et diaboliquement écrasé sans aucune émotions ! ^^


Kurisutofu 25/09/2009 01:22


Exactement. Je merite mon sort ^_^;


Nelly 25/09/2009 00:14


Il doivent être vraiment gros les cafards au japon pour pouvoir transporter tout ça ! ^^

Pauvre christophe, accusé d'un crime que t'as même pas commis !


Kurisutofu 25/09/2009 01:22


Ici les cafards sont enormes! Vraiment, environ la longueur de mon pouce! (si tu sais pas la longueur de mon pouce, tant pis ^_^)


Pierrick 24/09/2009 09:42


Salut Christophe,

Trop bien la suite, je te jure cherches un éditeur, tu ferais fureur. S.F et espionnage, un mélange explosif que je savoure sans modération.


Kurisutofu 24/09/2009 09:44


Ah ah! Je pense qu'il faudrait des chapitres plus long et une histoire plus elebaoree ;-)
Mais merci pour le soutient! J'espere que la suite te plaira aussi!