L'ordre de Canardville - Chapitre 5

Publié le par Kurisutofu

L’ordre de Canardville : Chapitre 5

Au moment où Oncle D. s'avançait vers la porte vitrée, il vit à travers celle-ci que sa cible avait bougé. Il se doutait que Christophe avait dut se réveiller de sa petite sieste, comme il le faisait si souvent ces derniers temps. Oncle D. ne pouvait s'empêcher de penser que les humains étaient de minables créatures, ils ne pouvaient même pas réguler leur sommeil, comme le font tout les autres êtres vivant sur cette planète. Bien sûr, les cafardeaux avaient parfois du mal mais après plusieurs mois, ils pouvaient très bien le faire. C'était une question de survis. Cela aussi s'ajoutait au dégout des humains qu'éprouvait Oncle D. Ils se croyaient tellement supérieur au reste du règne de l'existence qu'ils en oubliaient les règles de survis les plus basiques. Ah, les humains, quelle bande de vermisseaux sans intérêt!

Ils n'étaient pourvu d'aucun système de défense, aucune protection contre le froid, la chaleur ou les attaques. Certes, ils n'étaient pas si bêtes et ont prouvé une intelligence naissante dans la maitrise des éléments. Leur balbutiement dans les sciences montrent qu'ils seraient même un peu plus évolué que les gros mammifères qui longeaient la terre voilà de çà plusieurs millions d'années.

Ces gros mammifères avaient été exterminés par le reste du monde animal pour leur arrogance, et les cafards avaient joué un grand rôle dans cette purge. Depuis, chaque espèce connaissait sa place, ou du moins les limites à ne pas dépasser si l'on ne voulait pas s'attirer le même sort. Tous, sauf les humains.

Ces humains n'avaient même pas encore compris qu'ils n'étaient pas les seules doués d'une intelligence et ils se considéraient naïvement seuls sur cette planète … comme c'était mignon...

Les cafards ont été parmi les premiers sur cette planète, et même sur d'autres, et ils seront toujours là bien après que le dernier humain n'ait péri.

Oncle D. ne pouvait pas les supporter, et si cela ne tenait qu'à lui, il les exterminerait tous mais le conseil des sages en avait décidé autrement, pour le bien de tous, paraitrait-il.

Certes, laisser les humains passer pour les maîtres de ce rocher perdu dans l'espace avait ses avantages. Tout les autres êtres vivant étaient plus concentrés à surveiller ces bipèdes, et cela laissait un champs plus large aux cafards et à leurs recherches. Bien sûr, ils n'avaient pas quartier libre non-plus, les autres espèces veillaient toujours et si une opportunité se présentait, chacun essaierait de s'emparer du territoire de l'autre, d'assouvir sa soif de pouvoir et de régler d'anciennes querelles. Les humains n'étaient que des pions mais pour le moment, ils étaient utiles, au grand dam de Oncle D.

Mais aujourd'hui il pourrait se divertir en nettoyant le monde d'un humain, même si les humains n'avaient pas vraiment besoin d'aide pour se décimer. Ils faisaient le travail eux-même, autre preuve de leur stupidité.

Oncle D. émergea de ses pensées et regarda au travers de la vitre la cible bouger et décida qu'il lui fallait agir car elle semblait se diriger vers la fenêtre. Christophe savait-il sa présence? C'était fort improbable.

Oncle D. s'avança donc lentement, en prenant son temps, en savourant ce moment si rare que l'exécution de la vermine de ce monde. Rien ne servait de se presser, si par chance Christophe arrivait à s'enfuir, Roublard attendait derrière et finirait le travail. Mais Oncle D. voulait le faire lui même, il voulait le faire souffrir, le faire souffrir pour ce qu'il était, cette vermine insupportable, mais aussi pour son fils Riche qui, il ne pouvait comprendre comment, s'était fait avoir par ce bipède à lunettes.

Au moment où il entra dans le salon, Oncle D. vit que Christophe avait déjà commencé à ouvrir la fenêtre et s'apprêtait à sortir. Alors cela voulait dire qu'il se doutait de quelque chose … Cette pensée irrita Oncle D. un peu plus et son envie de meurtre augmenta encore.

Comme s'il avait entendu les pensées du cafard, Christophe se tourna et vit Oncle D. lui faire face, à l'autre bout de la pièce.

Oncle D. le regarda hésiter un moment puis se lancer vers le cafard, surement dans un accès de témérité ou bien de stupidité. Oncle D., aguerri de toutes ses missions précédentes et d'un entrainement qui avait aiguisé ses réflexes, projeta deux fléchettes tranquillisante vers sa victime. Les deux projectiles atteignirent les points exacts qu'avait choisi Oncle D. Ce n'était pas pour rien qu'il était devenu Commandant deux antennes, et le plus jeune de l'histoire du C.E.A.C qui plus est.

La première fléchette était une fléchette tranquillisante qui atteint sa cible au thorax. L'endroit importait peu mais l'expérience avait apprit à Oncle D. que certaines cibles mettaient plus de temps à subir l'effet anesthésiant lorsque leur gabarit était élevé. Une fléchette au thorax, peut-être dut à sa proximité avec le cœur qui faisait circuler le poison plus rapidement ensuite, agissait instantanément. Certes Christophe n'était pas à classer dans les poids lourd mais par habitude, Oncle D. visait toujours le thorax, pas loin du cœur. Et puis, mieux valait rester prudent, sa cible avait bien réussi a éliminer son fils.

La deuxième fléchette était un contre-anesthésiant. Oncle D. était passé expert dans leur maniement et savaient exactement quel endroit viser pour l'effet souhaité. Sa fléchette atteint la base de la gorge, ce qui prévient l'anesthésie de faire effet au dessus du cou.

Le cou lui-même serait paralysé comme le reste du corps car le contre-anesthésiant prenait du temps pour agir. Ce que cette fléchette réalisait était assez simple, elle délivrait une petite dose de liquide neutralisant l'effet du poison. Cependant, le mélange des deux produits chimique ne se réalisait pas assez rapidement pour laisser le cou immune, mais la tête restait libre.

Cependant, la vraie beauté, et la preuve de l'intelligence des chimistes cafards, était que la substance anesthésiante était présente en petite quantité dans le cerveau de chaque être vivant et lorsque le produit contre-anesthésiant passait dans le cerveau, ce dernier réagissait comme s'il s'agissait d'une douleur et émettait des molécules anesthésiante à son tour, éliminant l'effet du contre-anesthésiant dans une bataille qui durait juste le temps pour le sang de passer la base du cou de nouveau.

Tout cela laissait donc la tête libre mais le reste du corps paralysé tant que les fléchettes étaient plantées dans le corps.

Et c'est exactement ce que voulait Oncle D., il devait faire parler ce bipède pour savoir pourquoi il était sa cible. Qui était-il? Il voulait aussi savoir comment il était arrive a bout de son fils.

Mais surtout, il voulait pouvoir l'entendre crier lorsqu'il le torturerait.

A ces pensées, Oncle D. s'avançait lentement, un sourire visible sur son visage et une lueur dans les yeux qui ne laissait rien présager de bon pour le jeune homme qui tombait paralysé sur le sofa.




Commenter cet article

Nelly 19/10/2009 13:30


Oh non tu t'es fait avoir par le cafard ! Mais pourquoi t'as couru vers lui aussi ?! t'es un fou de la vie toi !!

C'est bientôt fini canardville sniff, mais heureusement on sait déjà qu'il y aura une saison 2 ! ^^


Kurisutofu 19/10/2009 16:58


Oui, mais va falloir attendre pour la saison 2


Chantal 17/10/2009 15:42


ca m'énerve ce suspense ! C'est comme à la télé, l'histoire s'arrete quand il va se passer quelque chose !
Vite ! La suite


Kurisutofu 18/10/2009 00:38


Faut bien que je garde mes 4 lecteurs ^_^


Davebond 00S 16/10/2009 19:59


Excellent !

J'ai bcp aimé la parenthèse qui fait comprendre que se sont les cafards en majorité qui seraient responsables de la disparition des dinosaures !

L'histoire est intéressante et offre un éventail de possibilité énorme ! J'ai hâte de voir comment tu vas gérer la suit et si tu vas encore + développer ce monde d'insecte que tu rends très
intéressant et qui me captive ^^


Kurisutofu 17/10/2009 06:01


Mmm, disons que je prevois de montrer ce monde caché mais pas encore.
En fait, cette histoire risque de se finir en 2-3 autres chapitres je pense.
La suite viendra plus tard, après que je vous ai écris une autre histoire que je veux vraiment faire ... et ca sera une histoire sérieuse, pas basée sur l'humour
En tout cas, merci de suivre, et d'avoir compris la parenthèse