L'ordre de Canardville - Chapitre 4

Publié le par Kurisutofu

L’ordre de Canardville : Chapitre 4

 

Je savais qu’il y avait quelqu’un, ne me demandez pas comment. Peut-être était-ce une sorte de sixième sens qui me permettait d’éviter le danger, quoique récemment je ressentais cela trop souvent. Souvent, je me réveillais en pleine nuit croyant que quelqu’un se trouvait dans l’appartement et lorsque je me levais, je trouvais ma modeste résidence silencieuse et inoccupée, mise à part de ma présence. J’avais mis tout cela sur le compte du stress, de la fatigue, sur le film que j’avais regardé avant d’aller me coucher, bref, toute les raisons normales que l’on pourrait imaginer d’une personne vivant seule.

Mais là, c’était différent. Je sentais la présence malveillante, mon sixième sens en surchauffe me commandait de courir, mais vers où? Je n’avais qu’une seule porte de sortie et j’avais le sentiment que la manifestation se trouvait précisément dans cette direction. Je pensais à une manifestation car mon esprit, ayant un faible pour l’ésotérisme, ne pouvait s’empêcher d’évoquer la possibilité que ce que je ressentais fût la présence d’un fantôme. Sinon, comment expliquer que je n’avais rien vu en entrant? Mon appartement n’était pas si grand et les cachettes assez grande pour y cacher un homme n’étaient pas nombreuses, peut-être deux tout au plus. Une d’elles se trouvait dans le salon où je me trouvais et la deuxième se trouvait dans la chambre. Hors, si quelqu’un avait été caché dans la chambre, pour aller vers l’entrée où je pensais qu’elle se trouvait, elle aurait dut passer devant moi. De plus, j’étais totalement certain d’avoir verrouillé la porte, donc la seule possibilité serait celle du fantôme.

J’avais toujours cru qui si j’avais la chance d’assister à une apparition, j’en serais excité et je me considérerais chanceux, mais maintenant que je me trouvais dans cette situation, je n’en étais plus sur. Qui plus est, mon sixieme sens me commandait toujours de m’enfuir. Je me levais donc, en essayant de ne pas faire de bruit, eh oui, peut-être que les fantômes n’entendaient pas bien …

Une fois debout, j’envisageais donc mes possibilités, elles n’étaient pas nombreuses.

Je pouvais courir vers la sortie, espérant surprendre l’entité malfaisante et foncer vers la porte, l’ouvrir et m’enfuir, et tout cela avant que le fantôme ne réagisse. Ma deuxième et dernière possibilité était de m’enfuir par la fenêtre. Celle-ci avait une meilleure chance de succès d’après moi, je n’aurais pas à me dirigeais vers le fantôme et si je faisais le tout silencieusement, je pourrais peut-être même m’enfuir sans qu’il ne s’en aperçoive. Le mauvais coté était que si un voisin me voyait, j’aurais l’air étrange, si ce n’est suspicieux. Et puis, peut-être que mon sixieme me trompait et qu’il n’y avait rien dans la cuisine, j’étais très fatigué et mes sens étaient peut-être confus.

Il me fallait réfléchir au mieux, et surtout, au plus vite. D’un coté la possibilité d’un fantôme sanguinaire, d’une autre la honte de me faire voir par les voisins … Il semblerait que le choix fut tout fait.

Je me dirigeais donc calmement vers la porte vitrée donnant sur mon minuscule balcon, le tout sans un bruit, tel un ninja. Je posais la main sur la poignée de la porte et entreprit de la faire coulisser. Au Japon, les portes étaient souvent coulissante, ce qui était très pratique pour gagner un peu de place mais dans ce cas précis, j’aurais préféré une porte « à l’européenne » car les portes coulissante faisaient un peu de bruit, dut aux roulements à billes. Et justement, le bruit avait dut être trop fort car je sentais l’entité se rapprocher, je me dépêchais donc d’ouvrir la porte, cette fois-ci sans me soucier du bruit mais je m’arrêtais alors la porte ouverte qu’à moitié car la sensation malfaisante était tellement forte que j’avais l’impression que l’on me soufflait dans le cou. Je me tournais lentement et une fois face à la porte reliant la cuisine au salon, je ne voyais rien. Étrange, je ressentais toujours cette sensation d’oppression malfaisante, plus forte que jamais. Mais voilà qu’enfin je le vis.

Sortant de derrière la porte, je vis un cafard! Il m’avait l’air étrange, d’une couleur qui changeait de leur habituel marron foncé, presque noir. Il avait comme des reflets métalliques. Et puis il marchait lentement, chose vraiment surprenante car tout les cafards que j’avais vu jusqu’à présent étaient toujours très rapide. Je ne savais plus quoi penser, est-ce que cette sensation d’être observé, cette sensation oppressante et malveillante venait de ce cafard? Si tel était le cas, il me fallait juste attraper ma bombe anti-cafard, comme je l’avais si souvent fait auparavant.

Je m’apprêtais à aller vers la cuisine, où se trouvait la bombe, en espérant que le cafard se dirigerait lui aussi dans cette direction lorsqu’il s’échapperait. Au lieu de s’enfuir, le cafard bougea deux de ses pattes et tout a coup, je retombais sur le canapé, je ne pouvais plus bouger.

Commenter cet article

Chantal 04/10/2009 22:12


Vite la suite !!


Davebond 00S 04/10/2009 21:25


Là, tu y es jusqu'au cou !


Nelly 04/10/2009 19:56


oh non ! méchant cafard !! attention christophe !!!!